2020, Programme 2020, Résidences

day1

Samedi 3 octobre 2020

Hôtel du Belvédère du Rayon-Vert – salle de cinéma

10H30 // Carte Blanche à GÉRARD TROUILHET (Festival Fifigrot à Toulouse)

TEXAS TRIP
de Steve Balestreri et Maxime Lachaud

France I Le loKal production & Tobina film I 2020 I 79′
Contact [email protected]

Parcourant les vestiges et les fantômes des cinémas de plein air, retrouvant les traces, les rêves et les délires d’un âge d’or des drive-in marqué par la liberté, les outrances et l’exubérance de son cinéma de genre, Texas Trip questionne l’Amérique dans le Texas contemporain, sa capacité à créer du mythe, à écrire son histoire à travers un passé souvent plus fantasmé que réel.

Recorrent els vestigis i els fantasmes dels cinemes a l’aire lliure, retrobant les petjades, els somnis i els deliris d’una època daurada dels drive-in marcats per la llibertat, els excesos i l’exuberància del seu cinema de gènere, Texas Trip qüestiona l’Amèrica en el Texas contemporrani, la seva capacitat per crear mite, a escriure la seva història a través un passat sovint més fantasiós que real.

Autodidacte, Steve Balestreri réalise en 2000 son premier film long Peau de Boxeur et poursuit avec des films documentaires. Depuis 2012, son travail questionne la difficulté de vivre dans nos sociétés modernes où le progrès semble recouvrir nos angoisses.

Maxime Lachaud est journaliste, essayiste, réalisateur et programmateur. Grand connaisseur de la culture du Sud des États-Unis, il est l’auteur d’un livre-somme sur l’écrivain américain Harry Crews. Depuis 2016, il a rejoint l’équipe de programmation du Fifigrot.

Le Festival International du Film Grolandais de Toulouse, dit FIFIGROT, est organisé au mois de septembre à Toulouse depuis 2012. Il résulte d’un partenariat entre l’équipe de l’émission Groland, Canal+ et les associations Ciné Pax à Quend et À Côté à Toulouse. Le festival présente une sélection de films et comprend également une programmation culturelle dans l’esprit grolandais : librairies, expositions, dédicaces, parade présidentielle, spectacles vivants.

Hôtel du Belvédère du Rayon-Vert – salle de cinéma

14H30 // Film proposé par les RENCONTRES CINÉMATOGRAPHIQUES DE CERBÈRE-PORTBOU

TRIPTYQUE RUSSE / TRÍPTIC RUS
de François Caillat

France I Tempo Films & Pictanovo & Le Fresnoy I 2018 I 78′
Contact : francoiscaillat.com

Triptyque russe évoque l’histoire héroïco-tragique du Belomorkanal (dit “Canal Staline”) creusé de la Baltique à la Mer Blanche au prix de milliers de morts. Les trois volets du film forment un objet cinématographique composite, où se répondent des documents de propagande des années 1930, les aventures d’un déterreur de cadavre, un poème musical sur la nature russe. L’ensemble forme une remontée vers le passé utopique soviétique, sa gloire et son désastre, dans un décor majestueux de lacs et de forêts de bouleaux.

Tríptic rus evoca la història heroica i tràgica del Belomorkanal (anomenat «canal Stalin» ) cavat des del Bàltic fins al Mar Blanc a costa de milers de morts. Les tres parts de la pel∙lícula formen un objecte cinematigràfic compost, on es contesten documents de propaganda dels anys trenta, les aventures d’un excavador de cadàvers, un poema musical sobre la naturalesa russa. El conjunt forma un retorn al passat utòpic soviètic, la seva glòria i el seu desastre, en un entorn majestuós de llacs i boscos de bedolls.

Après des études de philosophie, d’ethnologie, de musicologie, d’esthétique, François Caillat se dirige finalement vers le cinéma. Réalisateur pour le cinéma et la télévision, il signe des films à la frontière de l’essai et du documentaire. Il s’intéresse à la représentation du passé, aux traces, à l’absence, à la mémoire. Bienvenue à Bataville (2007) et Une Jeunesse Amoureuse (2013) sont sortis en salle. Triptyque Russe est inédit.


Hôtel du Belvédère du Rayon-Vert – salle de cinéma

16H30 // Carte blanche au PRINTEMPS DE SEPTEMBRE

BATTANT PAVILLON
de Laurent Mareschal

France I Laurent Mareschal I 2020 I 5′
Contact : [email protected]

Prenez un pré-ado odieux, un ado ultra-capitaliste sauvage, une accro aux écrans et au téléphone et un misanthrope maso, confinez-les quelques semaines, secouez un peu et servez la vidéo tirée du tout al dente ! »

«Busqueu un preadolescent desagradable, un adolescent ultracapitalista salvatge, un addicte a la pantalla i al telèfon i un misantrop masoquista, confineu-los durant unes setmanes, agiteu el tot una mica i serviu el vídeo que se n’ha extret al dente!»

Né dans la capitale de la moutarde, diplômé récidiviste (Beaux-Arts de Paris et Le Fresnoy), Laurent Maréchal survit dans la capitale d’Île-de-France qui d’ailleurs n’est pas une île. Entre l’engagement et la subtilité, ses projets trouvent leur force dans l’expérience de ceux qui les partagent. Il expose régulièrement en France et à l’étranger.

Le Festival de création contemporaine Le Printemps de septembre se tient tous les deux ans dans une vingtaine de lieux à Toulouse, son agglomération et la région Occitanie. Originellement dédié à la photographie, le Printemps s’est progressivement ouvert à l’ensemble des champs de l’art, visuels et vivants, dans la diversité de ses pratiques et de ses provenances, en s’attachant à privilégier la production d’œuvres en résonance étroite avec leurs lieux de monstration.

Hôtel du Belvédère du Rayon-Vert – salle de cinéma

16H30 (suite) // Carte blanche au FIDMarseille (Festival International de Cinéma de Marseille)
Film proposé par Jean-Pierre Rehm, directeur du Festival

HÂTE-TOI / FES PRESSA
de Camille de Chenay

France I Kalpa Films I 2020 I 25′
Contact : [email protected]

À la pointe la plus à l’ouest de la Bretagne, dans le phare, la nuit, le jeune Damien s’agite à construire un mystérieux quelque chose à partir de bouts de miroir. Plus la tempête s’annonce, plus il se presse. Quand Isabelle, jeune fille en quête des lieux de son passé, débarque dans le village, soudain c’est l’urgence qui le prend.

Al punt més occidental de Bretanya, al far, a la nit, el jove Damien s’agita per construir alguna cosa misteriosa a partir de fragments de mirall. Com més tempesta s’apropa, més pressa té. Quan la Isabelle, noia en cerca dels llocs del seu passat, arriba al poble, de sobte és la urgència que el porta.

Passionnée de littérature mais aussi de photographie, Camille de Chenay se dirige rapidement vers les métiers de l’image. Après deux ans d’études de cinéma, elle travaille pendant quelques années auprès de chef opérateurs. En 2013, elle réalise son premier court métrage, Mort au Rêve. Vont suivre d’autres courts et un documentaire. Son premier long métrage Un musée dort a été présenté en compétition française au FID 2020.

Chaque année début juillet, le FIDMarseille présente un grand nombre de films en première mondiale, ainsi que de premiers films, et s’impose aujourd’hui comme un gisement de nouvelles cinématographies, productions documentaires aussi bien que fictions.

16H30 (suite et fin) // À propos d’une résidence chorégraphique en cours au Belvédère en partenariat avec le Centre Chorégraphique National de Montpellier

Pauline L. Boulba, Aminata Labor et Lydia Amarouche poursuivent leur enquête sur les traces de Jill Johnston, critique de danse et féministe lesbienne des années 70 aux États-Unis. À travers une série de remake vidéos, elles extrapolent les vies de cette figure appelée pour l’occasion JJ. À plusieurs mains, elles fabriquent un film, écrivent des textes et préparent des objets performatifs.


Hôtel du Belvédère du Rayon-Vert – salle de cinéma

18H00 // Carte blanche à L’ALTERNATIVA (Festival de Cinéma Indépendant de Barcelone)
Film proposé par Tess Renaudo, directrice artistique du festival

MESETA
de Juan Palacios

Espagne I Doxa Producciones I 2019 I 90′
Contact : [email protected]

Quelque part sur la Meseta espagnole, un berger rêve de se rendre au lac Titicaca, un duo de musiciens en retraite se souvient de son âge d’or, deux jeunes filles sont à la recherche infructueuse de Pokémons et un grand-père, pour s’endormir, compte dans sa tête les maisons vides du village. Entre mélancolie et humour, Meseta emmène le spectateur dans un voyage sensoriel à travers les paysages surréalistes de l’Espagne rurale.

En algun lloc de l’altiplà de Castella un pastor somia amb viatjar al Titicaca, un duo musical retirat recorda la seva època daurada, dues nenes busquen Pokémons en va i un avi fa recompte de les cases buides del poble per adormir-se. A través d’una mirada polièdrica ens movem per un paisatge emocional que va des de la malenconia fins a l’humor. En un to observador i de costumisme gairebé surrealista, Meseta proposa un viatge sensorial per l’Espanya buida.

Juan Palacios (Eibar, 1986) est diplômé des sciences de l’environnement et en communication audiovisuelle. Il vit le plus souvent à Amsterdam. Son premier film, Pedaló (2016), a reçu le prix Irizar à San Sebastián.

En 2020, L’Alternativa célèbre son 27e anniversaire. 27 ans passés à rendre visible ce qui est caché, en donnant au public et aux professionnels de Barcelone une opportunité unique de profiter de projections et d’activités qui défendent la diversité, la créativité et la réflexion cinématographique.

À PORTBOU

autour de 20H00 // promenade nocturne pour découvrir le monument de Dani Karavan en hommage à Walter Benjamin

PUZZLE DE FRONTIÈRES
de Laura Romero, et d’André Cunha.

autour de 20H00 // promenade nocturne

Découverte du monument de Dani Karavan en hommage à Walter Benjamin et diffusion auprès du monument des dix dernières minutes d’un documentaire sonore en quatre parties.

Laura Romero est chercheuse et créatrice sonore. Elle fait l’habillage sonore pour podcasts et radios et anime des ateliers de création radiophonique.  André Cunha est journaliste et producteur culturel. Il a travaillé pour la radio portugaise et a cofondé Terra do Som, un festival de radio à Lisbonne.


À PORTBOU, EN PLEIN AIR SUR LE FRONT DE MER
(ou s’il y a du vent, s’il pleut, s’il neige… salle de cinéma de l’hôtel du Belvédère du Rayon-Vert)

22h // Séance spéciale confinement proposée par L’ALTERNATIVA et LES RENCONTRES CINÉMATOGRAPHIQUES DE CERBÈRE-PORTBOU

ZUMIRIKI
d’Oskar Alegria

Espagne I Oskar Alegria I 2019 I 122′
Contact : [email protected]

Est-il possible de revoyager dans la même mémoire ? Oscar Alegria a construit une cabine en bois sur une rive isolée juste en face de son île d’enfance aujourd’hui sous les eaux d’un barrage. N’émergent plus que les cimes des arbres tels les mâts d’un bateau brisé comme un jouet. Le vent entre les troncs serait le seul vestige d’un passé à revivre. Le seul endroit où la mémoire se niche.

És possible viatjar dues vegades al mateix record? Oskar Alegria va construir una cabana de fusta a la vora del riu, apartada, davant de l’illa en què jugava quan era un nen. Però avui l’illa està submergida a causa de la construcció d’una presa. El record i la terra s’han tornar invisibles, si bé no del tot: les copes dels arbres, encara dempeus i ferms, afloren a l’aigua com el pal d’un vaixell de joguina trencat. El vent entre els troncs és l’únic espai que permet reviure el passat. L’únic lloc on pot fer niu la memòria.

Oskar Alegria (Pamplune, 1973) est un cinéaste et un programmateur. Son premier film, La casa Emak Bakia (2012), a été projeté à l’Alternativa et a remporté 17 prix dans des festivals internationaux. En 2015, il a invité des cinéastes du monde entier à faire chacun un court métrage explorant les mystères de l’obscurité réunis ensuite sous le nom The Darkness Collection qui fut aussi présentée à l’Alternativa. Il fut le directeur artistique du festival Punto de Vista entre 2013 et 2016.

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