2021, Programme 2021, Rencontres

day4

Dimanche 3 octobre 2021

Hôtel du Belvédère du Rayon-Vert – salle de cinéma

11H00 // une proposition des Rencontres cinématographiques

L’ÎLE ADOLF / L’ILLA ADOLF
de Patrick Viret et Ludmila Melnikova

France | Les Films du Viaduc | 2011 | 52′
Contact : lesfilmsduviaduc@gmail.com

C’est l’histoire d’une déportation qui ne menait pas vers l’Est, mais vers l’Ouest, sur l’île anglo-normande d’Aurigny (Alderney). C’est l’histoire d’une déportation pour construire la plus inutile des citadelles, mais qui réussit parfaitement à changer le paradis en enfer.

És la història d’una deportació que no conduïa cap a l’Est, sinó cap a l’Oest, a l’illa anglo-normanda d’Alderney. És la història d’una deportació per construir la més inútil de les ciutadelles, però que aconsegueix perfectament canviar el paradís en infern.

Née en 1962 à Yaroslavl (Russie), Ludmila Melnikova a créé en 2009 « Les Films du viaduc », une société indépendante de production et de diffusion cinématographique, qui s’attache avant tout à aider la naissance de films atypiques et rares. Traductrice et interprète, elle accompagne les Rencontres Cinématographiques Internationales de Cerbère/Portbou depuis ses débuts.

Homme de radio, cinéaste, Patrick Viret a écrit et réalisé plus de 30 films de formats différents. Dans cette oeuvre éclectique, le thème de l’Île est récurrent : Bleu, blanc, noir, Le Sens de la marche, L’île Adolf, La Forme des îles. Producteur entre autres de Pierre Creton (Secteur 545), Julien Devaux (De larges détails, sur les traces de Francis Alÿs) ou encore Marcel Hanoun (Le Ravissement de Natacha).
En 2005, il est à l’initiative des Rencontres cinématographiques de Cerbère-Portbou.


Hôtel du Belvédère du Rayon-Vert – salle de cinéma

15H00 // une proposition de l’Alternativa et des Rencontres cinématographiques

LA MAISON EMAK BAKIA / LA CASA EMAK BAKIA
d’Oskar Alegria

Espagne | Oskar Alegria | 2012 | 84′
Contact : info@oskaralegria.com

Un film d’avant-garde de Man Ray ayant pour titre EMAK BAKIA, ce qui signifie en basque  « fous-moi la paix », constitue le point de départ d’une quête. La maison du film tourné en 1926 près de Biarritz, porte le même nom et pour la retrouver le cinéaste ne possède que trois images : celle de la porte principale, deux colonnes d’une fenêtre et une partie de la côte à proximité.

Una pel·lícula d’avantguarda de Man Ray anomenada Emak Bakia, en basc “Deixa’m en pau”, és el punt de partida de la història d’una recerca. La casa on es va rodar, el 1926, prop de Biarritz, va tenir aquest peculiar nom, i l’autor decideix emprendre un camí per localitzar-la. D’aquella mansió només se’n coneixen tres plans: la imatge de la porta principal, dues columnes d’una finestra i un tros de costa propera.

Oskar Alegria (Pamplune, 1973) est un cinéaste et un programmateur. Son premier film, La casa Emak Bakia (2012), a été projeté à l’Alternativa et a remporté 17 prix dans des festivals internationaux. En 2015, il a invité des cinéastes du monde entier à faire chacun un court métrage explorant les mystères de l’obscurité réunis ensuite sous le nom The Darkness Collection qui fut aussi présentée à l’Alternativa. Il fut le directeur artistique du Festival Punto de Vista entre 2013 et 2016.


Hôtel du Belvédère du Rayon-Vert – salle de cinéma

17H00 // une proposition de Jean-Pierre Rehm et des Rencontres

BAS CHŒUR / COR BAIX
d’Sarah Klingemann

France | Les hommes-maison | 2020 | 50′
Contact : sarah_klingemann@hotmail.com

On n’y raconte pas de fables, on y travaille en toute modestie, on y écoute les lieder de Robert Schumann, chez soi et en voiture, on y mange, on s’y lave, on s’y réjouit, on y sanglote, etc. Voilà pourtant un film à l’entrelacs manifeste, écho à sa manière, peut-être, du fameux escalier à double révolution de Chambord, splendide château dont Demy avait fait le décor de son Peau d’Âne et où sont tournées ici de nombreuses scènes. Que faut-il croire alors ? Que, d’abord, il n’y a pas de « on », et que femmes et hommes se partagent, sans symétrie aucune, le chant autant que l’écoute, la chasse autant que la déroute. C’est précisément l’équilibre précaire qui se trouve glorifié ici, gloire fragile. Douze hommes, douze chanteurs, se préparent à un concert, où leur maîtrise du chant va consister à se transformer en pleureuses discrètes, vêtues de chemise blanche rehaussée d’épaulettes de toréador sans arène, de soldats privés de bataille…
(J-P.R.)

Allà no hi cantem cap faules, hi treballem amb tota modèstia, hi escoltem els lieder de Robert Schumann, a casa i al cotxe, hi mengem, ens hi rentem, ens hi alegrem, hi sanglotegem, etc. Amb tot, vet aquí una pel∙lícula amb entrellaçat evident, ressò a la seva manera, potser, de la famosa escala de doble revolució de Chambord, esplèndid castell del qual Demy n’havia fet la decoració del seu “Peau d’Âne” (Pell dAse) i on es filmen moltes escenes aquí. Llavors què cal creure? Que d’antuvi, no hi ha cap “hom”, i que dones i homes es comparteixen, sense cap simetria, el cant tant com l’escolta, la caça com la derrota. És precisament l’equilibri precari que aquí es glorifica, una glòria fràgil. Dotze homes, dotze cantants, es preparen per a un concert, on el seu domini del cant consistirà en transformar-se en ploradores discretes, vestides amb camisa blanca realçada amb xarreteres de torero sense plaça de toros, de soldats privats de batalla…

Architecte de formation, la cinéaste Sarah Klingemann réalise des films expérimentaux depuis 2009 (Après l’oeuvre, La Mer du sable, Le Grand Tour…), tous inscrits dans un projet unique et continu nommé Les hommes-maisons. Elle réalise en 2019 le documentaire Grande fugue et finalise en 2020 Bas choeur, fiction tournée dans le Domaine National de Chambord, dont la musique est le sujet.

Chaque année début juillet, le FIDMarseille présente un grand nombre de films en première mondiale, ainsi que de premiers films, et s’impose aujourd’hui comme un gisement de nouvelles cinématographies, productions documentaires aussi bien que fictions.


Hôtel du Belvédère du Rayon-Vert – salle de cinéma

17H00 // (suite) Deux propositions des Rencontres cinématographiques

CERBÈRE / CERBER
d’Agnès Bert

France | Les Productions de La Lanterne – France 3 | 1985 | 22′

Rencontre d’un lieu avec son nom qui revient de l’enfer.

Trobada d’un lloc amb el seu nom que torna de l’infern.

Agnès Bert, disparue en 2017, a réalisé entre autres films Tu seras un homme, ma fille (2004)

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IN ICTU OCULI
de Greta Alfaro

Espagne | 2009 | 11′
Contact : gretalfaro@yahoo.es>

La table est dressée.

La taula està parada.

Les œuvres de Greta Alfaro, photographe et cinéaste née à Pampelune, sont exposées dans de nombreuses galeries internationales comme la Saatchi galerie à Londres.

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