Programme 2018

day1

Samedi 6 octobre

Hôtel du Belvédère du Rayon-Vert – salle de cinéma

10H00, 14H30, 16H30, 18H00, 19H00 // Carte blanche au PRINTEMPS DE SEPTEMBRE
Cinq films courts de Félix Blume extraits de la série « Son Seul »


Son seul
de Félix Blume

Les saynètes « muettes », mais pas silencieuses, de Félix Blume reposent sur une mise en scène brillante de simplicité où, si le cadre fixe ne nous donne pas toujours tout à voir dès le départ, c’est le son brut du micro qui conduit l’action. De petites perles burlesques et poétiques, qui évoquent Jacques Tati et son art du décalage entre des plans larges à l’image dans lesquels le son, enregistré au contraire en proximité, vient nous signaler ce qu’il faut regarder.

Els sainets « muts », però no silenciosos, de Félix Blume recolzen sobre una escenificació brillant de senzillesa, encara que el marc fix no ens dona tot a veure des de l’inici, és el so brut del micro que condueix l’acció. Petites perles burlesques i poètiques que evoquen Jacques Tati i el seu art del desfalcament entre plans amples a la imatge en els quals el so, gravat al contrari en proximitat, ens assabenta el que s’ha de mirar.

Félix Blume parcourt le monde les micros à la main et les oreilles au vent. À son actif : de nombreuses collaborations avec des réalisateurs de documentaires et de fictions. Mais aussi un travail sonore personnel qui lui a valu en 2015 le Prix « Découvertes Pierre Schaeffer » du concours Phonurgia Nova. À chacun de ses voyages, il réalise des prises de son. À partir de ces enregistrements, il élabore des créations sonores, diffusées sur Arte Radio, Phaune Radio, Radio Grenouille, Kunstradio.

Le Festival de création contemporaine Le Printemps de septembre se tient tous les deux ans dans une vingtaine de lieux à Toulouse, son agglomération et la région Occitanie. Originellement dédié à la photographie, le Printemps s’est progressivement ouvert à l’ensemble des champs de l’art, visuels et vivants, dans la diversité de ses pratiques et de ses provenances, en s’attachant à privilégier la production d’oeuvres en résonance étroite avec leurs lieux de monstration.

Hôtel du Belvédère du Rayon-Vert – salle de cinéma

10h // Carte blanche au Festival des 3 Continents (films d’Afrique, d’Amérique latine et d’Asie)
Film proposé par Jérôme Baron, directeur artistique du festival

Xun Ma / Comme un cheval fou / Com un cavall boig
de Tao Gu

Canada /Chine | GreenGround Productions | 2017 | 124′

« Voici Dong, mon ami, fan de rock’n roll et de tout ce qui est porteur de liberté ». Tao Gu rend visite à son camarade d’enfance pour son trentième anniversaire, dix ans après avoir promis de retourner avec lui dans son village natal, en Mongolie intérieure.(…) La proximité filmeur-filmé ouvre l’expérience à la plus intime et fluctuante confidence. Tiraillé entre des aspirations déçues et une difficile adaptation aux
rapides mutations de la Chine, Dong demeure involontairement réfractaire au monde qui l’entoure. Marginal, sans illusion. Aisha Rahim

“Ve’t aquí en Dong, el meu amic, fan de rock’n roll i de tot el que està portador de llibertat”. Tao Gu visita el seu company d’infantesa pel seu trentè aniversari, deu anys després d’haver promès de tornar amb ell al seu poble natal, a Mongòlia interior. (…) La proximitat filmer-filmat obre l’experiència a la més íntima i fluctuant confidència. Estiregassat entre aspiracions decebudes i una difícil adaptació a les ràpides mutacions de la Xina, en Dong queda involuntàriament refractari al món que l’envolta. Marginal, sense il∙lusió.

Tao Gu est né à Wenchuan, dans la province de Sichuan en Chine. Il commence son parcours artistique en 1998 comme invité d’une radio expérimentale en Chine et explore peu de temps après la variété de la création média. De 2004 à 2007, il étudie à la Mel Hoppenheim School of Cinema, Concordia University à Montréal. Il reçoit « La Montgolfière d’Or » au Festival des 3 Continents 2017 pour son film Comme un cheval fou.

Chaque année depuis 1979, à la fin du mois de novembre à Nantes, le Festival des 3 Continents propose des films de fiction et des documentaires d’Afrique, d’Amérique latine et d’Asie. Ayant l’expertise des films et la vocation du partage, le Festival des 3 Continents propose une programmation riche et variée : compétition internationale, séances spéciales, rétrospectives et programmations thématiques, programmes à destination du jeune public..

Hôtel du Belvédère du Rayon-Vert – salle de cinéma

14h30 // Carte blanche à Anne Berrou

Chjami è Rispondi / Appels et Réponses / Crides i contestes
d’Axel Salvatori-Sinz

France | Macalube Films | 2017 | 76’

« Dix ans après ma dernière visite, je retourne à Cateri, village corse, berceau de ma famille paternelle, pour y affronter mon père. Je dois dénouer les noeuds, je m’adresse à lui sous la forme d’un duel qui puise son fondement dans les méandres de l’histoire familiale. Je le provoque en allant à sa rencontre. Je projette qu’il me parle enfin. »

“Deu anys després de la meva última visita, retorno a Cateri, poblet cors, bressol de la meva família paterna, per afrontar-hi el meu pare. Haig de deslligar els nus, m’hi adreço sota forma d’un duel que poa el seu fonament en els meandres de la història familiar. El provoco anant a la seva encontre. Projecto que per fi em parli.

Axel Salvatori-Sinz (1982) étudie l’anthropologie avant de passer à la réalisation, tout en développant parallèlement une activité de monteur et de cadreur. Son premier long métrage documentaire Les Chebabs de Yarmouk (2013) suivi de Chjami è Rispondi (2017) témoignent de l’étendue de son talent et de sa sensibilité. Axel Salvatori-Sinz décède brutalement en janvier 2018.

Attachée de presse pour différents festivals de cinéma dont Côté court de Pantin, Films de Femmes de Créteil, Kinopolska et Les Rencontres de Cerbère-Portbou, Anne Berrou est parallèlement responsable des publications pour le Festival International du Film de La Rochelle.

Hôtel du Belvédère du Rayon-Vert – salle de cinéma

16h30 // Carte blanche à Gilles Coudert cinéaste, producteur, distributeur

Plutôt mourir que mourir / Més aviat morir que morir
de Natacha Nisic

France | Seconde Vague Productions | 2018 | 66’

Le film se propose de retrouver les traces de la Première Guerre en croisant deux histoires, deux civilisations, mais aussi deux expériences intimes du temps et de la souffrance. La première est celle des Indiens d’Amérique du Nord, et plus particulièrement les Hopis, pour la plupart engagés volontaires contre l’Alliance, qui combattent de 1917 à 1918 sur les fronts de Picardie et de la Somme. La seconde est une archéologie de la souffrance au quotidien que constitue le « Journal Clinique » du psychiatre Ludwig Binswanger de son patient Aby Warburg. Pendant tous les mois où la guerre gronde, Warburg collecte des centaines, des milliers d’images et de textes en vue de comprendre l’articulation idéologique du conflit meurtrier. Il y perdra la tête.

La pellícula ens proposa de retrobar les petjades de la primera Guerra encreuant dues històries, dues civilitzacions, però també dues experiències íntimes del temps i del sofriment. la primera és la dels índis d’Amèrica del Nord, i més particularment els Hopis, la majoria allistats voluntaris contra l’Aliança, que combaten del 1917 al 1918 pels fronts de Picardia i de la Somme. La segona és una arqueologia del patiment al quotidià que constitueix el “diari clínic” del psiquiatre Ludwig Binswanger del seu pacient Aby Warburg. Durant tots els mesos on la guerra brama, Warburg col∙lecta centenars i milers d’imatges i de textos en vista de comprendre l’articulació ideològica del conflicte homicida. Hi perdrà la ment.

Natacha Nisic, réalisatrice et artiste, explore la relation invisible, voire magique entre les images, les mots, l’interprétation, le symbole et le rituel. Son travail questionne la nature de l’image à travers différents médias. Elle réalise pour Arte La Lucarne Le Ciel d’Andrea (2014) ainsi que Plutôt Mourir que mourir (2017).

Gilles Coudert, auteur-réalisateur et producteur de films documentaires, accompagne, documente et analyse depuis plus de 30 ans, la création contemporaine. Il réalise de nombreux films autour des arts plastiques, de l’architecture, du cinéma ou de la danse contemporaine. Aux Éditions a.p.r.e.s, il assure la direction artistique de plusieurs collections de DVD et de livres-DVD sur l’art contemporain et l’architecture.

Hôtel du Belvédère du Rayon-Vert – salle de cinéma

18h // Carte blanche au FID (Festival International de Cinéma de Marseille)
Film proposé par Jean-Pierre Rehm, directeur du festival

Derrière nos yeux / Darrera els nostres ulls
d’Anton Bialas

France | Apaches films & Remembers | 2018 | 46′

« Ce que tu verras, tu le deviendras ». Cette citation, en exergue du film, tirée de l’Évangile gnostique selon Philippe, nous invite à entrer dans un univers cyclique et hautement sensoriel. Derrière nos yeux fait se succéder les portraits de trois solitaires vivant à la marge, de l’âge adulte en passant par l’adolescence jusqu’à un état semi-enfantin.(…) La nature, perçue comme puissance magique, insiste dans tous les épisodes : bien davantage qu’un décor, elle incarne ce qui permet aux trois figures d’échapper à leur solitude, dans une approche panthéiste.(…) Jessica Macor

« El que veuràs l’esdevindràs ». Aquesta citació, en exerg de la pel∙lícula, tret de l’Evangeli gnòstic segons Filip, ens convida a entrar dins un univers cíclic i clarament sensorial. Darrera els nostres ulls fa succeir-se els retrats de tres solitaris vivint al marge de l’edat adulta tot passant per l’adolescència fins a un estat semi-infantil. (…) La naturalesa, percebuda com una potència màgica, insisteix en tots els episodis: encara més que un decor, incarna el que permet a les tres cares d’escapar a llur solitud, en una proximitat panteista. (…).

Anton Bialas fabrique un cinéma qui se souvient de ce qu’il y a derrière nos yeux de spectateurs : l’épaisseur des êtres et des choses filmées. Après avoir réalisé les documentaires En son royaume et Aliasare, portraits de deux êtres solitaires, il signe un dernier volet avec Derrière nos yeux, Prix Georges de Beauregard au Fid 2018.

Chaque année début juillet, le FID Marseille présente un grand nombre de films en première mondiale, ainsi que de premiers films, et s’impose aujourd’hui comme un gisement de nouvelles cinématographies, productions documentaires aussi bien que fictions.

Hôtel du Belvédère du Rayon-Vert – salle de cinéma

19h // Carte Blanche à ÉRIC PAUWELS (2/2)

Rond est le monde / Rodó és el món
d’Olivier Dekegel

Belgique | Molloy | 2013 | 41′

« En compagnie d’un âne et d’une caméra super 8, un cinéaste traverse le monde et s’enivre de la beauté de toutes choses. Ce film est une invitation au voyage, un voyage à travers le monde en compagnie du plus simple, du plus humble de tous les animaux, l’âne. L’âne invente le temps, une forme de non-agir propice à la contemplation. (…). Pas d’action, pas de suspense ou de rebondissement, juste le lent passage des saisons, et pourtant la conception finie d’un monde : le monde tel qu’un enfant le dessinerait, rond. »

« En companyia d’un ase i d’una càmera super 8, un cineasta travessa el món i s’embriaga de la bellesa de totes coses. Aquesta pellícula és una convida al viatge, un viatge a través el món en companyia del més senzill, del més humil de tots els animals, l’ase. L’ase inventa el temps, una manera de no actuar propícia a la contemplació. (…) Cap acció, cap suspens o rebot, només el pas lent de les estacions, i malgrat tot la concepció acabada d’un món: el món tal com el dibuixaria un infant, rodó. »

Olivier Dekegel (1970) suit des études de cinéma à l’INSAS puis travaille comme dramaturge, concepteur
lumière et son pour différentes compagnies de danse et de théâtre. Depuis le début des années 90, il réalise des films en Super 8 ou 16mm qui oscillent toujours entre approche documentaire et expérimentale. Conservateur pour la Royal Film Archive belge, il est depuis 2013 en charge de L’Age d’Or Festival.


À Portbou, en plein air sur le front de mer (ou salle de la Congesta)

23h15 // Carte blanche au L’ALTERNATIVA (Festival de Cinéma indépendant de Barcelone)
Film proposé par Tess Renaudo, directrice artistique du festival

Donkeyote
de Chico Pereira

Allemagne /Royaume-uni/ Espagne| Sutor Kolonko & SDI Productions | 2017 | 85′

La vie simple de Manolo en Andalousie est vouée à la passion des animaux – surtout son âne Gorrión – et à celle de la grande randonnée. Contre l’avis de son médecin, il décide de planifier un dernier trek aux États-Unis: le brutal « Sentier des larmes » de 3540 kms. Mais pas sans son âne. L’expédition d’un âne, l’arthrite chronique de Manolo et la peur de l’eau de Gorrión ne sont que des obstacles mineurs à surmonter. Finiront-ils par trouver l’Ouest américain? Plus important encore, seront-ils capables de voir la vie comme elle est et non pas comme elle devrait être ?

En Manolo viu a Andalusia dedicat a les seves dues passions: els animals – sobretot, el ruc Gorrión – i les excursions
per la natura. Malgrat els consells del seu metge, està decidit a fer una darrera travessia: les 2.200 milles del brutal Camí de les Llàgrimes, als Estats Units. Això sí, amb el seu ruc. L’artritis crònica d’en Manolo, la por d’en Gorrión a l’aigua o les dificultats per embarcar-lo són petits obstacles que hauran de superar. Trobaran l’Oest americà? I, més important encara: podran veure la vida tal com és i no com hauria de ser?

Chico Pereira (Almadén, 1979) a réalisé plusieurs courts métrages de fiction avant de se tourner vers le documentaire et de commencer à concevoir des récits minimalistes inspirés et interprétés par des personnages de la vie réelle. Son premier long métrage primé, El invierno de Pablo, a été présenté à l’Alternativa 2013. Il étudie actuellement un doctorat en anthropologie sociale et film ethnographique à l’Université de Santa Cruz, en Californie.

En 2018, L’Alternativa célèbre son 25e anniversaire. 25 ans passés à rendre visible ce qui est caché, en donnant au public et aux professionnels de Barcelone une opportunité unique de profiter de projections et d’activités qui défendent la diversité, la créativité et la réflexion cinématographique.
Programme 2018